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Athlétisme / Euro de Berlin : "Je peux vivre de mon sport", affirme le ..

Envoyé très spécial de Midi Libre toute la semaine, Jean-Marc Pontvianne, le triple sauteur nîmois, entre en piste ce vendredi 10 août, à 12 h 40. Le jeune homme est très ambitieux.

Il y a un an, lors des Mondiaux de Londres vous étiez arrivé un peu blessé, qu’en est-il aujourd’hui à Berlin ?

Tout va mieux. Tout est derrière moi. Même si, en début de saison, j’ai été victime d’une contusion osseuse. Ça a traîné mais ça ne m’a pas empêché de réaliser la performance requise pour être ici. Il y a aussi eu une petite alerte lors des Championnats de France il y a un mois. Je misais beaucoup sur cette compétition. Ça me donne encore plus la rage pour la suite. J’arrive en forme, sans pépin physique. J’ai hâte d’y être.

Êtes-vous en bien meilleure condition que l’année dernière ?

Il n’y a pas match.

S’il n’y a pas match, après une place en finale aux Mondiaux, vous devez monter sur le podium cette fois.

C’est l’objectif. La meilleure performance européenne se situe à 17,23 m (16,95 m pour lui). Il n’y a pas un athlète au-dessus du lot. On est cinq, six à se tenir.

Savoir que l’on peut se battre pour l’or, c’est grisant ?

Exactement. C’est une sensation que je n’ai pas encore connue dans un grand championnat. Mais là oui, clairement. Et puis j’ai pris de l’expérience. Il y a eu les Championnats d’Europe en salle, les Mondiaux de Londres. Cet Euro arrive au bon moment.

L’expérience n’a pas de prix.

J’avais besoin d’apprendre. De voir comment je pouvais réagir, sortir le meilleur de moi-même dans un grand championnat. J’ai vu que c’était possible l’an passé malgré la blessure. L’objectif, cette année, c’est donc la médaille. Je réaliserai une belle saison si je gagne cette médaille.

Il y a un an, vous aviez du mal à joindre les deux bouts économiquement parlant. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Ma situation a bien évolué. Je tiens à remercier la Ville de Nîmes, le Département du Gard pour ça. Le fait d’être finaliste des Mondiaux m’a aussi permis de rentrer dans la ligue professionnelle, sur une liste Élite, qui m’accorde des aides plus conséquentes. Je ne suis pas en sécurité totale mais aujourd’hui je peux vivre de mon sport.

C’est dans les tuyaux ?

Ça pourrait se faire à la rentrée. On a plusieurs pistes, on espère, je préfère ne pas en dire plus. Ça va se négocier à Berlin.

Dès lors, ce serait l’idéal...

Ce serait top. On ferait du haut niveau.

Montpellier, c’est l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) bis. Comment expliquez-vous cela ?

Les athlètes qui viennent en stage ici, ils voient bien que le Creps de Montpellier n’a rien à envier à l’Insep concernant l’athlétisme. On s’entraîne 90 % du temps en extérieur, sur une piste ensoleillée. Sans parler des autres infrastructures. La salle de musculation a été agrandie. La cantine... Et puis il y a l’atmosphère. On n’est pas étouffé ici. Il fait bon vivre à Montpellier. Il y a beaucoup de demandes.

Quelle est l’ambiance en équipe de France ?

Il y a du respect, pas de conflit. Dans un grand championnat, quand on porte le maillot bleu, on resserre les liens.

Une médaille seulement après quatre jours de compétition, vous devez avoir la pression.

Il n’y a pas de pression supplémentaire. Tout le monde reste confiant. Les médailles vont arriver.

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