Commerce

Commerce : les rues les plus fréquentées

Métro et piétonnisation ont transformé le centre-ville de Toulouse. Et avec les grands chantiers, la mairie veut étendre encore le périmètre commerçant.

Quelle est la première porte d'entrée du centre-ville de Toulouse? Divulgués lors de la présentation du plan d'actions en faveur du commerce du centre-ville en juin, les chiffres de la fréquentation des rues confirment une tendance déjà connue : avec plus de 9 500 piétons comptés par heure le samedi allées Roosevelt, à la sortie du métro, la station Jean-Jaurès, au croisement des deux lignes, est le point le plus passant de la ville. Même en l'absence de comparaison avec le nombre d'automobilistes entrant dans le centre, on peut supposer, avec un tel score, que les piétons sont sur la première marche du podium.

Au passage - on l'oublierait presque -, on constate la mutation déjà en vigueur de la ville : c'est d'abord en métro et à pied que l'on y pénètre.

Dans ce classement des axes les plus passants viennent ensuite les rues Alsace et Lafayette, proches du métro Capitole. Mais aussi, en quatrième position, la rue Saint-Rome, l'artère commerciale historique.

Extension programmée

Pour l'ancienne adjointe au maire chargé du commerce, Isabelle Hardy, ces chiffres ne sont pas surprenants. Dans le sillage de la rénovation de la rue Alsace, la municipalité de Pierre Cohen a mis en place la piétonnisation autour du Capitole. Au vu du boom de la fréquentation du centre-ville, «son impact est indéniable», souligne la conseillère municipale aujourd'hui présidente du groupe Génération-s.

Dans une ville qui continue à changer, l'actualité, c'est déjà l'extension programmée du centre-ville et du périmètre commerçant à la faveur des grands chantiers. La rue Bayard s'est déjà métamorphosée et dans quelques années, le centre-ville devrait englober la gare autour de son gratte-ciel. «Attention à ne pas déstabiliser le commerce», prévient l'ex maire-adjointe qui s'interroge sur le traitement de la frontière des boulevards et de la rue de Metz en l'absence, selon elle, «d'un projet urbain d'ensemble».

Bayard, Jaurès avec ses ramblas, Matabiau mais aussi les Carmes et Croix-Baragnon, Jean-Jacques Bolzan, actuel adjoint au commerce, entend bien pousser les murs du centre-ville. «Nous sommes la métropole qui compte le plus d'indépendants, 61% des commerces.» L'élu fait valoir le dynamisme actuel et rappelle que l'architecte et urbaniste Joan Busquets est chargé des plans de rénovation du centre-ville et de Matabiau. Dans ce cadre, avance l'élu, l'urbaniste planche notamment sur la rue de Metz qui pourrait faire l'objet «d'aménagements avant une véritable rénovation».

Le centre-ville, premier pôle régional

Le pôle commercial du centre-ville de Toulouse est le premier de la région et le troisième des onze plus grandes métropoles hors Paris, derrière Lille et Lyon. C'est l'un des enseignements principaux que l'on peut tirer du diagnostic réalisé par le bureau d'étude Bérénice à l'occasion de l'élaboration du Schéma de développement commercial du centre-ville de Toulouse 2018-2025. Le Capitole et tous les acteurs du commerce ont élaboré, durant l'année 2017, ce document, voté par le conseil municipal en juin dernier, qui prévoit toute une série d'actions pour développer le commerce. Selon le diagnostic, le centre-ville compte 1 656 commerces en activité (soit 220 000 m2 de surface commerciale), soit un chiffre d'affaires de 821 M€ hors restauration, ce qui représente 20% du chiffre d'affaires des pôles commerciaux de l'agglomération. Le chiffre clé est le taux de vacance (les commerces vides) de 5,2% quand il est de 11,6% en moyenne. Ce qui traduit, selon les auteurs du diagnostic, le dynamisme du centre-ville. La part des enseignes nationales est passée de 32 à 34% entre 2007 et 2017, celle des commerces d'équipements à la personne de 49 à 44% et des cafés, hôtels et restaurants de 15 à 19%.

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