Sport

Et le sport découvrit l'altitude

Les nombreux records battus à Mexico ou la réussite inattendue de Colette Besson sur 400 m, qui s'était préparée à Font-Romeu, ont montré la voie de la préparation en altitude à des générations d'athlètes. Et donné naissance à une nouvelle science du sport.

Le bâtiment conçu par Roger Taillibert, l'architecte du Parc des Princes, découpe le ciel bleu des Pyrénées. Les cinquante ans de la cité préolympique de Font-Romeu ont été célébrés la semaine de la finale de la Coupe du monde. L'idée de bâtir un établissement pour la préparation et l'entraînement des équipes de France avait été décidée à l'Élysée à la suite du fiasco des Jeux de Rome en 1960, où la France avait connu un zéro pointé. Aucun titre olympique et seulement cinq médailles. L'humiliation de Rome avait même failli se reproduire à Tokyo en 1964. L'honneur de la nation y avait été sauvé in extremis par le cavalier Pierre Jonquères d'Oriola.

Un Catalan qui avait trouvé son cheval, Lutteur B, au centre équestre de Font-Romeu. C'était l'époque des grands projets industriels français, comme le Concorde, et les sportifs devaient également contribuer au prestige de la nation. D'où l'idée d'un établissement dédié à leur préparation pour les prochains JO. Le CIO avait choisi la ville de Mexico pour accueillir l'édition de 1968. Comme la capitale mexicaine se situe à 2250 m, il fallait trouver un lieu niché à une altitude équivalente afin que les sportifs s'acclimatent physiologiquement à cette situation particulière. Plusieurs villes étaient candidates : Tignes, Barcelonnette et Font-Romeu.

Mexico 68 : Harry Edwards, la voix de la révolte 

De Gaulle avait désigné le colonel Marceau Crespin comme responsable de l'opération JO. Ce dernier commandait une unité d'hélicoptères à Sainte-Léocadie, non loin de la cité pyrénéenne, qu'il survolait...

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