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Facebook bannit les publicités pour le bitcoin, les cryptomonnaies et ..

Ainsi en a décidé Facebook. Les publicités liées au bitcoin, aux cryptomonnaies et aux Initial Coin Offering (ICO), ces levées de fonds durant lesquelles une start-up crée sa propre monnaie virtuelle, ne sont plus les bienvenues sur son réseau. Dans un communiqué du 30 janvier, l'entreprise indique bannir de ses services la promotion de ces produits financiers, afin de mieux sévir contre les escroqueries et arnaques.

«Nous avons mis en place une nouvelle politique qui interdit les publicités faisant la promotion de produits et services financiers souvent associés à des pratiques promotionnelles trompeuses ou mensongères, comme […] les ICO et la cryptomonnaie», est-il ainsi précisé dans le communiqué. «Beaucoup d'entreprises font de la publicité pour des levées de fonds et des cryptomonnaies et n'opèrent pas de bonne foi», poursuit l'entreprise.

De telles mesures valent non seulement pour Facebook mais également pour Instagram et Audience Network, le réseau publicitaire appartenant au groupe et qui se charge de placer des annonces conçues via les services de l'entreprise partout sur Internet. Cette politique restrictive, «intentionnellement large», sera réajustée au fur et à mesure, en fonction de ses résultats.

Rendement assuré

Ces derniers mois, l'engouement pour les cryptomonnaies aidant, Facebook et Instagram ont vu proliférer de nombreuses publicités incitant à investir dans ces produits financiers d'un genre nouveau. Les projets mis en avant, pour la plupart frauduleux, misaient sur l'appât du gain des membres du réseau en promettant d'alléchantes perspectives financières. «Si le projet promet un rendement, c'est un point de non-retour», indiquait au Figaro Quentin de Beauchesne, de la communauté spécialisée CryptoFR. «Il faut absolument fuir les initiatives qui se targuent d'être «le prochain bitcoin». La plus connue des cryptomonnaies a connu une multiplication par dix de son cours en 2017, avant de rechuter récemment.

Plusieurs escroqueries se sont succédé ces derniers mois dans le secteur, rendant la vigilance des autorités et plates-formes nécessaire. Le gendarme boursier américain (SEC) a mis un terme cette semaine à une ICO jugée frauduleuse, et censée lever, selon ses dires, 600 millions de dollars, comme le rapporte CNBC. Début janvier, BitConnect, une obscure plateforme promettant une rente fixe grâce aux cryptomonnaies, a fermé ses portes. Avec une capitalisation de 2,5 milliards de dollars, le service était pointé du doigt depuis quelques mois en tant que dangereux schéma de Ponzi. En 2015, 400 millions de dollars ont été dérobés par la société MyCoin. Pour un dépôt de 400.000 dollars minimum, soit environ 350.000 euros, le client était assuré de remporter un million de dollars, soit près de 880.000 euros. En cas de parrainage, une voiture de luxe lui était promise.

Les mesures restrictives de Facebook viennent contrebalancer son intérêt pour les cryptomonnaies et les technologies qui les sous-tendent. Le 3 janvier, dans un message publié sur son mur, Mark Zuckerberg avait indiqué sa volonté de se pencher sur le «chiffrement et les cryptomonnaies, pour les «utiliser au mieux» dans les services de l'entreprise.


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