Sport

JO Paris 2024: "le sport est un moyen de fédérer la France"

Au moment où les manifestations des gilets jaunes se multiplient et ne faiblissent pas partout en France, Tony Estanguet, président du comité d'organisation des Jeux olympiques de Paris 2024, a plaidé pour les vertus du sport au Sommet de l'Economie organisé par Challenges. "Notre projet a une capacité à fédérer" a martelé l'ancien kayakiste. "Les valeurs du sport, j'y crois, elle m'ont bouleversé à titre personnel. Même s'il n'existe pas de formule magique dans le sport, je demeure convaincu qu'il reste une machine à solutions. On vit des émotions et on apprend beaucoup sur l'apprentissage de l'adversité, le respect, la tolérance, le partage et surtout comment être capable de se relever de ses échecs."

Alors que de nombreux doutes émergent sur les zones d'ombres de l'organisation des Jeux olympiques de Paris, Tony Estanguet a mis en avant un sondage selon lequel 92% des jeunes de moins de 25 ans soutiennent ce projet. "Les Français sont souvent dans la défiance, a reconnu le président du comité d'organisation. Cette menace se traduit par beaucoup de questions. Est-ce que vous serez capable de tenir le budget et gérer le défi technologique? Pourtant, quand la France travaille ensemble, elle est imbattable." Le médaillé olympique a pris pour exemple le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, qui a travaillé main dans la main avec l'ancien dirigeant de la CGT, Bernard Thibault pour décrocher ces JO 2024.

"On se met au service du territoire"

Malgré tout, l'ancien kayakiste a fait l'éloge de l'humilité et de la modération pour l'organisation des jeux. "Notre positionnement est de dire qu'on ne construit aucun site spécifiquement pour les JO. Paris 2024 s'est greffé au projet du Grand Paris. On va positionner nos sites proches des gares qui seront construites. On s'adapte et on se met au service du territoire." Paris 2024 a prévu de construire 3.500 logements en Seine-Saint-Denis pour héberger les athlètes qui seront restitués aux territoires une fois la compétition terminée.

A l'exception notable du centre aquatique qui devra être construit. "On pourra en faire un temporaire, a lancé comme piste de travail le président du Cojo. Un enfant sur deux ne sait pas nager en 6ème dans ce département. Nous allons rénover 9 piscines en Seine-Saint-Denis." Anticipant la crainte des contribuables de voir le budget de l'organisation déraper, Tony Estanguet a répété que "97% de l'organisation des JO sont financés par de l'argent privé". Reste pour lui "son défi principal qui est de convaincre les Français pour que ces jeux soient une réussite."

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