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La Bourse digère les acrobaties catalanes, Rajoy veut savoir

La Bourse de Paris cède quelques fractions mercredi, dans le plus grand calme, en réaction essentiellement à la poussée de l’euro au-dessus de la barre de 1,18 dollar, qui s’explique elle-même par l’absence de déclaration d’indépendance officielle de la part du président de la Généralité de Catalogne Carles Puigdemont. Ce n’est pas un hasard si l’on retrouve ainsi parmi les plus fortes baisses du jour des acteurs de l’aéronautique comme Safran et Airbus, sensibles à l’évolution de la paire de devises la plus traitée dans le monde. Le même Safran sur lequel Crédit Mutuel a par ailleurs engagé la vente de 0,8% du capital. Crédit Mutuel a également vendu 2,8% des intérêts qu’il détenait dans Eiffage.

Vers 13h15, le Cac 40 recule de 0,14%, à 5.356,35 points, dans un volume peu fourni de 920 millions d’euros. Ailleurs en Europe, le Dax et le Footsie sont eux aussi quasiment stables. L’Ibex 35, en revanche, grimpe de plus de 1%.

Réunion d'urgence à Madrid

Dans la soirée, Carles Puigdemont a déclaré l’indépendance de la région catalane avant de suspendre immédiatement les effets du vote du 1er octobre, en vue de laisser la porte ouverte à des négociations avec le gouvernement espagnol. « Ce faisant, il n’a pas mis l’indépendance au vote au Parlement, évitant ainsi que les autorités madrilènes n’activent l’article 155 de la Constitution, correspondant à une reprise en main de la région par Madrid, précise dans sa note matinale le cabinet CM-CIC Market Solutions, La succession des deux annonces (…) s’explique largement par les tensions croissantes entre et au sein des mouvements indépendantistes catalans à propos des impacts économiques qu’une déclaration d’indépendance pourrait engendrer. » Un discours que Madrid s’est cependant empressé de juger inadmissible.

Le gouvernement espagnol se réunissait ce matin en urgence pour traiter du sujet, avant de rendre ses conclusions en milieu de journée. Son chef, Mariano Rajoy, a ainsi demandé formellement si l’exécutif catalan a oui ou non proclamé l’indépendance de la région. Une demande réalisée dans le cadre de l'article 155 de la Constitution, qui permettrait à Madrid de suspendre l'autonomie de la Catalogne.

De l’autre côté de l’Atlantique, à Wall Street, c’est comme s’il ne s’était rien passé en Europe… Signant un nouveau record, le Dow Jones s’est appuyé sur l’une de ses composantes majeures, le numéro un mondial de la distribution Wal-Mart, qui a annoncé un plan de rachat d’actions de 20 milliards de dollars, pour s’imposer et finir en hausse de 0,31% quand le Nasdaq Composite grignotait 0,11%. Mais c’est une pause qui est maintenant attendue outre-Atlantique, le contrat future Dow Jones reculant de 10 points.

En attendant la Fed

Le programme du jour est plutôt faible en rendez-vous, le principal étant attendu après la clôture du marché européen, pour le compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed, des 19 et 20 septembre. Trois responsables de la banque centrale doivent par ailleurs s’exprimer ce mercredi : Robert Kaplan, président de l’antenne de Dallas, qui s’est inquiété hier de la faiblesse du niveau des taux d’intérêt à 10 ans américains, Charles Evans, son homologue de la Réserve fédérale de Chicago, et John Williams, de la Fed de San Francisco. Toujours aux Etats-Unis, le Fonds monétaire international (FMI) dévoilera à 15 heures son rapport de stabilité financière.

A suivre aussi ce mercredi les suites du dossier Vivendi en Italie, alors que le groupe français propose de verser un dédommagement à Mediaset pour régler son litige avec le diffuseur de contenus sur un projet de partenariat dans la télévision payante.

On notera également la dégradation d’Essilor par Natixis, passé à « neutre ». L’action perd plus de 1%.

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