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La Russie a également acheté des pubs sur Google pendant l ..

Ce n’est pas vraiment une surprise. La Russie, qui a acheté des contenus sponsorisés sur Facebook et Twitter pendant l’élection américaine, a également fait pareil sur Google, indique le Washington Post ce lundi.

Le groupe américain "a découvert que des dizaines de milliers de dollars avaient été dépensés pour des contenus sponsorisés par des intérêts russes dans le but de faire de la désinformation (…) notamment sur YouTube", ainsi que sur Google, Gmail et sa régie publicitaire DoubleClick, écrit le quotidien, citant des sources anonymes.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de Google s’est contenté d’indiquer que le groupe "avait une série de règles très strictes en matière de contenus sponsorisés, notamment des limites sur le ciblage de contenus politiques sponsorisés et l’interdiction de cibler des contenus selon la race et la religion". "Nous approfondissons nos investigations sur des tentatives de détournement de nos systèmes, et travaillons avec des chercheurs et d’autres entreprises, et apporterons de notre aide aux enquêtes en cours", a poursuivi Google.

Des millions d’Américains ont vu ces contenus

Moyennant finance, certains contenus sur les réseaux sociaux ou les moteurs de recherche peuvent être ciblés vers certains utilisateurs, selon leur profil, leur lieu géographique ou leurs historiques de recherche par exemple. Il peut s’agir de publicités classiques mais aussi de publications ou de pages sponsorisées.

Alors que Facebook et Twitter ont déjà indiqué avoir découvert des contenus financés par des intérêts russes, Google reste très discret sur le sujet, même si le groupe a lui aussi été invité par le Congrès à témoigner en audition publique le 1er novembre. Facebook avait indiqué la semaine dernière travailler avec Twitter et Google sur ces sujets. Selon les estimations, 100.000 dollars investis auraient permis à la Russie d’acheter des publicités Facebook vues par 23 millions d’Américains, surtout dans les Etats cruciaux comme le Michigan et le Wisconsin, remportés avec 10.000 et 20.000 voix d’avance par Donald Trump.

Le Congrès ainsi que la justice américaine enquêtent sur une possible ingérence russe dans la campagne électorale de l’an dernier, qui avait abouti à l’élection de Donald Trump, et cherchent notamment à savoir si les réseaux sociaux et moteurs de recherche ont pu servir de plateforme à de la manipulation politique. Le Kremlin a nié à plusieurs reprises avoir tenté de s’immiscer dans ce processus électoral.

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