Commerce

Le Royaume-Uni, leader européen du e-commerce

Comme toutes les innovations, celle-ci a connu un raté… La vendeuse de Zara présente un pull devant le miroir prétendument interactif de ce magasin « concept » installé dans un grand centre commercial de l’est de Londres. En théorie, le miroir doit alors faire apparaître des images présentant l’habit sur un mannequin et suggérant des vêtements complémentaires. A la place, une seule indication : « Pas de connexion à Internet… »

Zara, l’enseigne appartenant au groupe espagnol Inditex, teste actuellement un nouveau concept dans la capitale anglaise : un magasin servant uniquement de lieu pour commander sur le Web. Le client peut y regarder à loisir les vêtements dans les rayons, mais pas les acheter. Il faut les commander sur les tablettes tenues par les vendeurs et venir les chercher l’après-midi si l’achat a lieu avant 14 heures – ou, sinon, le lendemain.

Le concept ne sera en place que jusqu’en mai, le temps que les travaux dans la boutique Zara située en face soient terminés. Mais ce n’est pas un hasard si Inditex a choisi Londres pour le tester.

Présence physique indispensable

Le Royaume-Uni est le premier pays d’Europe en matière d’e-commerce : 14,7 % de ses ventes se font en ligne, loin devant l’Allemagne (9,7 %) ou la France (7,9 %), selon GlobalData. L’Internet haut débit, il est vrai, atteint presque toute la population britannique. Et, dès 1998, l’arrivée d’Amazon, qui a fait du pays son point d’entrée pour l’Europe, a aussi joué un rôle majeur dans le développement du commerce électronique.

« Nos enseignes ont également compris très tôt que le fait d’être présent en ligne et sur Internet était complémentaire », analyse Richard Perks, de Mintel, une entreprise spécialisée dans les études de marché. Les grands magasins John Lewis réalisent le tiers de leurs ventes en ligne, et l’enseigne d’habillement Next, près de 40 %. Ce marché très dynamique a permis l’émergence de pure players uniquement...

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