Sport

Les risques de ne pas porter une bonne brassière de sport

À la question : cela vaut-il vraiment le coup d’acheter une brassière de sport adaptée lorsqu’on fait un bonnet A ou lorsqu’on court occasionnellement ? La réponse est sans appel : oui. Porter un soutien-gorge habituel ou mettre une brassière ne correspondant pas aux besoins de l’activité physique pratiquée peut engendrer de nombreux désagréments. Passage en revue des risques encourus par Cédric Lucas, kinésithérapeute du sport à Saint-Mandé et Carole Maître, gynécologue et médecin du sport à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP).

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Empêcher la respiration de la peau

La brassière de sport doit évacuer la transpiration. «Elle est composée d’une matière permettant la respiration du tissu. L’humidité doit pouvoir traverser et ne pas stagner», explique Cédric Lucas. Sinon, le vêtement pourrait provoquer des irritations à la suite de frottements, voire «un risque de mycoses pour les femmes aux fortes poitrines», ajoute Carole Maître.

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En vidéo, comment bien choisir sa brassière de sport ?

Provoquer des frottements et irritations

Si on ne porte pas une brassière adaptée, «on va avoir des frottements un peu partout, que ce soit au niveau des coutures, des attaches en agrafes et des bretelles, pouvant occasionner des lésions sur la peau», développe le kinésithérapeute.

Un mauvais maintien

«Pendant la course, le poids d’un sein peut être multiplié par cinq et la mobilité de la poitrine de haut en bas varie entre trois à quinze centimètres», énonce Cédric Lucas. Ainsi, les mouvements répétés de haut en bas peuvent toucher les ligaments de Cooper soutenant les glandes mammaires. «En fonction du volume de la glande et de la graisse qui constituent la poitrine, on peut avoir une distension des ligaments et donc une fragilité», indique Carole Maître.

Lorsque l’on court avec une brassière inadaptée, nos seins ne vont pas bouger en même temps ni de la même manière. «Cette perturbation peut être préjudiciable sur la poitrine et sur les mouvements que l'on va effectuer durant la course», avertit le kinésithérapeute.

Dans une brassière de sport, les seins sont resserrés vers le centre permettant d’avoir la poitrine qui s'articule en un bloc. «Quand on court, on doit avoir le tronc qui ne bouge quasiment pas avec le bassin fixé et les abdos gainés. Si on a un problème au niveau de la mobilité de la poitrine, on va se retrouver avec des mouvements parasites que l'on va devoir compenser ailleurs. Cela augmente les risques de blessures», explique Cédric Lucas. La gynécologue et médecin du sport le rappelle : «la brassière de sport possède de larges bretelles pour englober au maximum et permettre un bon maintien».

Des ecchymoses

Un bon maintien ne signifie pas pour autant d'être totalement compressée dans sa brassière. Si l'on remarque des traces sur son corps à la fin de sa séance : «c'est qu'il y a un mauvais ajustement. Il faut que ce soit un maintien, non pas un carcan, met en garde la gynécologue et médecin du sport. Une brassière trop serrée lors de longs entraînements gène la circulation du sang et peut provoquer des ecchymoses, surtout au niveau des bretelles.»

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