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Sport 2000 : en pleine tempête, heureusement Griezmann est là ..

C'est la crise chez Sport 2000. Les actionnaires de la quatrième plus grande enseigne sportive en France, dont Antoine Griezmann est l'ambassadeur, sont en guerre, rapporte dimanche L'Obs. Le champion du monde 2018 est devenu l'ambassadeur de l'enseigne en 2015. "Nous avions eu la bonne idée de le prendre sous contrat avant qu'il ne soit une méga-star, et il nous en a été reconnaissant", explique Thierry Lavigne à L'Obs. "Il a prolongé de deux ans son contrat avec nous, au même prix qu'avant". La popularité d'Antoine Griezmann semble jouer sur les résultats de Sport 2000. L'an passé, l'enseigne a vu son nombre de clients augmenter de 3 % et a réalisé un chiffre d'affaires de 626 millions d'euros.

Alors, pourquoi le groupe se déchire-t-il ? En cause, deux visions différentes de l'entreprise, avec d'un côté, celle du fonds financier Activa, le principal actionnaire de la centrale de référencement du groupe qui en possède 52 % des parts; et de l'autre côté celle des commerçants-coopérateurs exploitant les enseignes et détenant les 48 % restant du capital.

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Thierry Lavigne, président des coopérateurs, explique : "Le but d'une coopérative est de réinvestir tous ses profits, alors qu'un fonds veut maximiser les profits pour son compte. Nos logiques ne sont pas les mêmes". En 2008, lors de l'arrivée du fonds financier, Sport 2000 cherchait à se développer et Activa se présentait comme un investisseur accompagnant le développement des PME. Dix ans plus tard, l'heure est venue pour Activa de revendre ses parts à un nouvel actionnaire en bénéficiant d'une plus-value.

Des négociations bloquées

Mais le fonds cherche un repreneur depuis deux ans déjà, sans succès. Les coopérateurs doivent donner leur accord pour que la vente soit actée. Selon Thierry Lavigne, quelque 70 candidats ont défilé, mais tous ont rejeté le rachat les parts d'Activa. "La plupart nous ont dit que les seuls acheteurs légitimes, c'étaient nous, les coopérateurs", déclare-t-il. Pour Activa, cela veut dire une revente moins avantageuse. Devant l'absence de repreneur, des négociations avaient toutefois commencé début 2018. Après une première tentative ratée, un accord avait été trouvé le 16 juin dernier.

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Mais les choses ont dérapé. Activa avance que les coopérateurs ne respectent pas leurs engagements tandis que les commerçants évoquent de nouveaux éléments justifiant leur volte-face. Le 26 juin, une nouvelle étude sur la valeur de la centrale de référencement a mis en évidence de moins bonnes perspectives financières que celles espérées au départ. L'assemblée générale des coopérateurs a donc rejeté l'accord du 16 juin. Depuis, les tractations s'enlisent. Et les jolies performances enregistrées l'an passé pourraient bien s'effondrer si Activa et les 400 coopérateurs de l'enseigne ne trouvent aucune issue à leur conflit.

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