Sport

Tir à la corde, bridge, polo… Ces sports qui veulent intégrer Paris ..

Si beaucoup de fédérations font acte de candidature, ce sont les sports qui plaisent aux jeunes qui ont le plus de chance d’entrer au programme des JO de 2024.

Squash, ski nautique, vol en soufflerie, pétanque, billard… Nombreux sont les sports désireux de profiter des Jeux à Paris en 2024 pour faire leur entrée dans la grande messe olympique. Conférence de presse, lobbying… Les fédérations françaises et internationales jouent actuellement leur va-tout. Et pour cause. Dans trois mois, le comité d’organisation (Cojo) arrêtera sa présélection. Il appartiendra, alors, au Comité international olympique (CIO) de décider, en décembre 2020.

Beaucoup de candidats, peu d’élus

Premier critère de sélection : pour entrer au programme olympique, réservé actuellement à 28 sports, les fédérations internationales doivent impérativement être reconnues par le CIO. Exit donc l’e-sport qui, assurément, ne fera pas son entrée aux JO en 2024.

Potentiellement, 37 sports - tels les méconnus tir à la corde, wushu (NDLR : dérivé des arts martiaux chinois), korball (NDLR : sport de ballon proche du basket) et floorball (NDLR : sport de crosse, disputé en salle et proche du hockey sur glace), mais aussi le bridge, le polo ou le sumo - peuvent prétendre à un ticket d’entrée. À Tokyo, en 2020, 5 sports (escalade, karaté, skateboard, surf, baseball) font une apparition qui pourrait être éphémère. Le Cojo parisien remet en effet les compteurs à zéro. Biarritz, Hossegor et Capbreton font cause commune pour accueillir les épreuves de surf, mais c’est loin d’être gagné. Le CIO impose un quota de 10 500 athlètes (sports invités confondus, alors qu’à Tokyo les athlètes des 5 nouveaux sports s’ajoutent aux 10 5000), ce qui devrait limiter, de fait, le nombre de sports additionnels à 3 ou 4. Car plus on fait rentrer d’athlètes d’un nouveau sport, plus on doit baisser le quota des autres déjà au programme…

Quels sports invités ?

Dans un souci d’économie, le CIO a évacué toute idée de campagne de promotion. Même si le Cojo nous confie « étudier les dossiers des fédérations qui candidatent spontanément », c’est lui qui décide et qui contacte. « Des jeux spectaculaires, disputés dans des sites iconiques, sobres financièrement et tournés vers les territoires »… Le Cojo compte bien réutiliser les ingrédients qui avaient fait son succès en phase de candidature. Pas question, donc, de dépenser de l’argent pour construire une enceinte pérenne, afin d’accueillir un nouveau sport.

Les instances olympiques mettent aussi un point d’honneur à séduire la jeunesse, peu encline, pour le moment, à regarder les JO. C’est donc, sans doute, dans le programme des derniers Jeux olympiques de la Jeunesse que pourraient être dénichés certains des « sports invités » pour 2024. Cette année à Buenos Aires, étaient notamment proposés l’escalade, le roller et la danse sportive.

Enfin, outre les « sports additionnels », de nouvelles disciplines seront au programme des JO de 2024 (le basket 3 contre 3, le BMX free style, sans doute la course au large et pourquoi pas le trail, le cross-country ou des relais mixte en athlétisme). Il s’agit là, non pas de « nouveaux sports », mais d’épreuves que des Fédérations internationales, déjà présentes aux JO, ajoutent à leur programme, en remplacement d’autres. Elles n’entrent pas dans les discussions entreprises actuellement entre le Cojo et les Fédérations internationales.

Sandrine LefèvreParis 2024JO2024Nouveaux sportsCojo

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