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Un addict au sport raconte comment son obsession l'a éloigné de ..

"Je passe souvent plus de temps à la salle de sport qu’à la maison." En une phrase, Jordy Devisme révèle son addiction. Le sport, et plus particulièrement le culturisme, qui consiste à développer sa musculature, parfois à l'extrême. Le jeune homme y passe jusqu’à 2h30 par jour, cinq à six fois par semaine.

C’est suffisant pour être qualifié de "bigorexique". Surtout que lorsqu’il n’y va pas, il ressent "un manque" et culpabilise. "C’est un besoin quotidien", explique-t-il.

"On se fixe des objectifs mais on n’est jamais satisfait. On veut toujours avoir plus", poursuit cet addict au sport.

Pour Jordy, tout a commencé il y a six ans. Une période où il ne pesait que 50 kilos et se sentait "mal dans sa peau". Désormais, il a presque atteint le double et assure que "ça lui fait du bien". Cette sensation s’explique par la sécrétion d’endorphines provoquée par notre corps lors d’une activité physique. Elle procure une sensation de bien-être et de plénitude.

"On s’enferme"

Si le jeune homme a repris confiance en lui grâce à son allure, il s’est aussi isolé. "On s’enferme un peu, il faut dire ce qui est", confie Jordy. Le bigorexique concède qu’il a déjà décliné des repas familiaux ou entre amis, par exemple. Pour faire du sport oui, mais aussi pour ne pas succomber à la tentation devant un bon plat.

Car dans "son programme", Jordy suit un régime alimentaire très strict. "Pas de soda, pas de sucre, pas de sauce…" S’il ne renonce pas à un resto avec ses amis, le jeune homme va manger d'abord de son côté, avant de les accompagner.

"Moi je les regarde dîner", raconte-t-il. "Ça ne convient pas à ma diète."

Lors de ses dernières vacances dans le sud de la France, l’éloignement des machines de sport s’est fait sentir. "Ça m’a beaucoup manqué", admet-il. "Tous les jours dans ma tête, j’y pensais. Je me disais: ‘je ne me suis pas entraîné’, ‘je vais régresser’, ‘je vais perdre ma masse musculaire’".

Une addiction qu’il refuse de voir comme une maladie. Pourtant, la bigorexie est reconnue comme telle par l’Organisation mondiale de la santé depuis 2011.

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